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Asphalte, le minimalisme en béton

Samuel Benchetrit nous offre son cinéma le plus abouti. Outre le casting formidable – Isabelle Huppert, Gustave Kervern, Valeria Bruni Tedeschi, Michael Pitt pour ne citer qu’eux – c’est la pauvreté du décor qui nous subjugue. C’est toute l’in-conscience du spectateur qui est monopolisée par cette mise en scène modeste mais ô combien nécessaire afin de focaliser nos yeux sur les petites joies tièdes qui jalonnent notre quotidien trop quotidien.

C’est un immeuble banal dans une cité banale. C’est le béton fissuré dont on voit la cime au-delà de nos villes-musées. La banlieue morne que les allochtones ne fréquentent pas, et pour cause son insignifiance, le lot de déjà-vu de ce béton immuable. Formes habituelles, bâtisses ridées, vieilles cheminées, grillage partout, le pavé vide voire inexistant que de rares promeneurs fuient. Immeuble incongru au milieu de nouveaux bâtiments conformes mais tout aussi décatis. Un urbaniste aura décidé de ne rien raser, cadeau-bibelot pour la postérité. Devoir de mémoire. Harmonie dans un paysage citadin défraichi…

Et pourtant, au milieu de toute cette misère quelconque, des gens sur-vivent. C’est la banalité même du lieu qui génère toutes ces différences qui fourmillent entre ses murs. Un tas de fauchés par la vie apprennent le vivre ensemble, pour le meilleur ou pour le pire. C’est une personne handicapée interdit d’ascenseur, une infirmière de nuit solitaire, une actrice fanée qui réclame un sursaut de vie, un jeune dont la seule occupation semble être de pousser son vélo jusqu’à la rue d’à côté et recommencer tel Sisyphe, une mère isolée qui recueille un astronaute tombé du ciel parce que son fils emprisonné ne viendra pas dîner. Ils habitent une Tour de Babel, ne se comprennent pas mais communiquent si bien. Ils partagent un moment de solitude. Seuls mais dans le collectif.

Surréaliste, décalé, le film ovni de Benchetrit nous enchante par ces destins connus que l’on croise tous les jours. C’est toujours la même bande baignée à la sauce belge ; Gustave Kervern pour son prochain Saint-Amour et ses anciens Grand soir et Mammuth, Albert Dupontel et ses comédies sociales, le belge déjanté Poelvoorde, le grand Depardieu qui nous étonne encore, l’empathique Yolande Moreau, le fanfaron triste Bouli Lanners, … Ce cinéma-là est increvable, le plus actuel.

Comment oublier que c’est en enfermant l’humanité riche parce que cosmopolite mais pauvre en argent que les tours s’effondrent. Oublier une part de cette humanité c’est nier l’entièreté. L’actualité le prouve et nous désole. Alors qu’il suffit de bannir la gentrification et construire des liens altruistes l’on érige toujours plus de tours…

Enfin comment ne pas admirer Isabelle Huppert, artiste confirmée, qui répète une scénette de tragédie aux relents contemporains avec la maladresse d’une femme dépassée par tout, en commençant par sa vie. Invitée de Boomerang sur France Inter ce 23 mars, elle est parfaite quand elle nous parle de cette tragédie éternelle. Le passé et le présent se confondent, inaltérables, mais nous désirons un futur davantage certain, pérenne et optimiste…

 

Jean

Mustang ou la candeur rabrouée

Le film de Deniz Gamze Ergüven s’ouvre sur l’innocence immaculée de Lale et de ses quatre sœurs dans la Turquie contemporaine. À leur naïveté s’oppose l’autorité toute puissante de leurs aïeuls bienveillants, auto-proclamés gardiens de la morale absolue, à savoir garder l’incorruptibilité corporelle de leurs filles. S’ensuivent des jeux enfantins éclaboussés dans l’eau de la mer, des promenades dans les vergers des paysans du coin…
Mais bientôt un scandale puéril les fustige : elles sont coupables d’avoir grimpé sur les épaules de leurs camarades qui, eux, ont le tort d’être leurs homologues masculins. Pour la grand-mère et l’oncle dominateur, tout rapport entre les deux sexes hors mariage est l’opprobre suprême, une humiliation devant l’ouma. Aussitôt la maison se vide de tout objet susceptible d’évoquer quelque liberté ou sensualité, les murs sont rehaussés, l’école prohibée, la cage dorée devient une cage tout court.
Très vite les jeunes filles sont contraintes à devenir des femmes, forcées au mariage ; elles sont dangereuses au point que leurs aînés se donnent pour mission de réfréner leurs pulsions féminines. Quel spectacle indigne que ces filles victimes de leur passion ! Leur bouillonnement  hormonal est envoyé à la trappe parce qu’un trop plein de liberté octroyée aux femmes est le fléau du patriarcat viril. Mondes féminins et masculins bien cloisonnés. Chacun de son côté. Match de foot pour les uns, apprentissage de la cuisine pour les autres, cérémonial du thé pour tous. Qui n’aime pas un bon mariage bien organisé ? Plus qu’un rite de passage, ces femmes sont mariées pour leur bien et celui de la communauté au nom du qu’en dira-t-on ? Que ne bascule-t-on pas dans l’ignominie, le point de non-retour pour si peu de choses, l’inclinaison spontanée au jeu amoureux, la fraîche candeur. Et tout est permis : violences physiques, contention et op-pressions psychologiques…

Ce Virgin Suicide oriental a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2015 et mérite bien sa nomination aux Oscars dans la sélection Film Étranger. Film ô combien actuel et bien interprété par cette ribambelle féminine envoûtante et naturelle.

On peut également signaler la coscénariste du film, Alice Winocour, pour son écriture déjà très appréciée dans le film  belgo-franco-suisse Home en 2008 et qui a récemment réalisé Maryland en 2015, nommé dans la catégorie Un Certain Regard au Festival de Cannes de la même année.

 

Jean

Le numérique débarque chez vous !

La Médi@thèque numérique de la Haute-Garonne vous permet d'accéder gratuitement et légalement à une offre de vidéo à la demande, d'autoformation et de presse en ligne. Chaque adhérent affilié à la médiathèque de Péchabou peut consulter 3 documents par mois ayant la mention "forfait". Tous les autres documents sont en accès illimité. Ces espaces s'enrichissent régulièrement de nouveaux contenus et nous vous invitons à partir à leur découverte dès aujourd’hui.

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Concrètement c’est quoi ? Désormais vous bénéficiez de ressources supplémentaires gratuites, pour autant que vous soyez adhérent(e)s à la médiathèque de Péchabou. Le numérique est à votre portée. C’est donc un avantage substantiel à ne pas manquer. Pour en savoir davantage et vous inscrire, venez nombreux à la médiathèque ou rendez-vous directement sur le site internet http://media31.mediatheques.fr. Dans les deux cas un mail vous sera envoyé pour confirmer ladite inscription et vous pourrez surfer sur la vague numérique en toute légalité.

Parmi les corners qui vous sont offerts voici un échantillon non exhaustif :

  • Du cinéma à la demande, notamment un large catalogue de courts métrages en exclusivité.
  •  De l’autoformation – continue – afin de parfaire votre goût pour les langues, la photographie, l’informatique, le code de la route, etc…
  • Un horizon varié constitué de plus de 400 magazines.
  • Un espace jeunesse (films d’animation, soutien scolaire, histoires, jeux)
  • Des créations musicales locales et d’ailleurs
  • Et encore plus à venir…

Pour les frileux de la technologie n’hésitez pas à poser toutes vos questions et/ou conseils à l’équipe de la médiathèque. D’aucuns pensent que les outils informatiques sont compliqués, pas faits pour vous… Il n’en est rien ! Avec un zeste de suggestion et de la patience vous arriverez à tout. Vu que vous êtes adhérent médiathéquaire rien n’est au-dessus de vos compétences innées/acquises. De plus, les outils pour accéder au numérique sont multiples : ordinateur, tablette ou encore smartphone. Aux amoureux du papier et du tangible pas d’inquiétude, le numérique est une ressource complémentaire de notre fonds physique. La médiathèque reste bien évidemment le lien social entre les différents acteurs de la commune et des environs. La culture est au centre de nos préoccupations et à cette fin la bibliothèque départementale de la Haute-Garonne s’est assurée de ne pas manquer le coche et maintenir ainsi la pérennité de l’érudition par le biais additionnel du numérique.

 

 

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