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Révision du PLU

Révision du PLU

Plan Local d’Urbanisme

 

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est la traduction règlementaire d’une vision politique du territoire communal : il fixe les règles de constructibilité zone par zone et organise l’aménagement du territoire communal. Il doit être compatible avec les documents votés au niveau du Sicoval et de l’agglomération toulousaine.

Une révision du PLU de la commune de Pechabou est actuellement en cours. Le contenu ci-dessous est celui du mini site consacré au PLU à Pechabou.

Révision du PLU
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Les objectifs de la révision et le nouveau PLU

 

Le territoire communal de Pechabou est actuellement couvert par un PLU approuvé le 19/11/2004. Il a fait depuis l’objet de six modifications. Le conseil municipal a délibéré sa révision le 6 juin 2019.
Les objectifs de cette révision visent à reprendre les orientations en matière d’urbanisme, d’aménagement et de développement durable de la commune. Ils permettront :

  • l’adaptation des orientations et dispositions du PLU à la réglementation en vigueur ;
  • l’évolution des documents pour être en accord avec les réalités économiques, sociales, urbaines et environnementales de la commune ;
  • de définir un projet d’aménagement permettant de relier les quartiers du haut aux quartiers du bas de la commune en contribuant à la sécurisation de la traversée de l’axe de la route départementale 813 ;
  • la définition d’un projet garant de l’équilibre entre intensification urbaine et consommation d’espaces agricoles et naturels ;
  • d’accompagner l’intensification urbaine tout en garantissant un maintien du cadre de vie ;
  • de favoriser l’émergence et le développement d’équipements en partie basse de Pechabou ;
  • de mettre en place les outils permettant de préserver le patrimoine naturel de la commune et le patrimoine ;
  • d’intégrer les préoccupations environnementales climat, air et énergie dans le projet d’aménagement.

 

Un projet de territoire à construire

 

La commune de Pechabou a lancé la révision de son plan local d’urbanisme pour penser son développement futur de façon harmonieuse et cohérente, tout en garantissant un aménagement de l’espace préservant la qualité du cadre de vie et de l’environnement pechabbolien. Plus qu’un simple outil de gestion des droits du sol, le PLU, à travers sa révision, est l’occasion de construire un véritable projet d’aménagement pour penser l’avenir de Pechabou, dans un contexte de fort développement urbain révélant de nombreux enjeux : accueil de nouveaux habitants, fonctionnement des équipements publics, déplacements quotidiens, habitat et logement, préservation du patrimoine naturel et architectural, maintien de la biodiversité et du cadre de vie, développement de l’économie et des services de proximité, etc.

 

Un document de planification urbaine

 

Pour mettre en œuvre le projet d’aménagement, le PLU définit, sur le territoire de la commune, différentes zones et secteurs au sein desquels des orientations d’aménagement et des règles d’urbanisme sont précisées afin d’accompagner le projet d’aménagement communal : vocation des espaces, règles de construction, prescriptions pour préserver le patrimoine, orientations pour améliorer le fonctionnement territorial…
Il est réalisé en étroite collaboration avec les personnes publiques associées : services de l’État, du département, de la région, des différentes chambres consulaires… Elles contribuent aux réflexions engagées dans le cadre de la procédure de révision et émettent des avis sur le projet.

 

Un cadre législatif à respecter

 

Le PLU doit être élaboré en prenant soin de respecter les dispositions législatives inscrites dans le Code de l’urbanisme en veillant notamment :

  • à modérer la consommation d’espaces agricoles et naturels ;
  • en limitant l’étalement urbain ;
  • en préservant les continuités écologiques et les réservoirs de biodiversité.

 

Une procédure encadrée, un projet co-construit

 

Le PLU doit être élaboré en prenant soin de respecter les dispositions législatives inscrites dans le Code de l’urbanisme en veillant notamment à modérer la consommation d’espaces agricoles et naturels, en limitant l’étalement urbain et en réservant les continuités écologiques et les réservoirs de biodiversité.
Il est réalisé en étroite collaboration avec les personnes publiques associées : services de l’État, du département, de la région, des différentes chambres consulaires…
Elles contribuent aux réflexions engagées dans le cadre de la procédure de révision et émettent des avis sur le projet.
Depuis le lancement de la procédure de révision du PLU à l’été 2019, la commune travaille avec l’appui technique du service d’urbanisme du Sicoval.

Depuis le lancement de la procédure de révision du PLU à l’été 2019, la commune a travaillé, sur la première phase, l’élaboration du diagnostic territorial.

C’est une étape décisive de la construction du projet d’aménagement communal. Le diagnostic territorial permet de mettre en lumière les enjeux qui concernent la commune.

Basé sur un travail de terrain, complété par l’analyse des données statistiques et amendé par le discours des acteurs locaux, il permet de faire émerger les forces et les faiblesses du territoire, les richesses à préserver, les contraintes à maîtriser, les opportunités à saisir.

La compréhension des dynamiques à l’œuvre sur le territoire, d’ordre sociodémographique, économiques, environnementales, paysagères, participe à la définition des enjeux et des besoins du développement communal.

Cette première étape a été finalisée début juin, par la présentation à l’ensemble de la nouvelle équipe municipale du diagnostic territorial et des grands enjeux qui ont été mis en lumière et qui devront guider les choix qui seront faits pour construire le projet d’aménagement.

 

Contenu et étapes d’élaboration du nouveau PLU

 

Les pièces du PLU

 

Le PLU se compose de plusieurs pièces :

  • Le rapport de présentation : il dresse, à travers du diagnostic, le portrait du territoire communal, ses atouts, ses dynamiques, ses faiblesses et les grands enjeux qui le concernent. Il expose également les choix retenus par la commune pour définir le projet d’aménagement des années à venir.
  • Le projet d’aménagement et de développement durables (PADD) : pièce maîtresse, véritable clef de voûte du PLU, il définit les orientations d’aménagement et de développement retenues par la commune pour les années à venir, afin de répondre aux besoins et enjeux du territoire à l’horizon 2032. Il veille également à préserver l’environnement, les espaces naturels et agricoles.

 

Le PADD est ensuite traduit réglementairement afin d’assurer sa mise en œuvre à travers :

  • le plan de zonage, qui définit la vocation des espaces (urbains, à urbaniser, agricoles et naturels) ;
  • le règlement, qui précise la façon dont un terrain peut être aménagé ;
  • les orientations d’aménagement et de programmation (OAP), qui définissent les actions et opérations nécessaires pour mettre en valeur, restructurer ou aménager un quartier ou un secteur ;
  • les annexes : elles comprennent les éléments d’informations et de prescriptions générales sur le territoire (plan de prévention des risques, servitudes d’utilité publique…).

 

Le rapport de présentation

Définition

« État des lieux qui recense, sur un territoire déterminé, les problèmes, les forces, les faiblesses, les attentes des personnes, les enjeux économiques, environnementaux, sociaux (…) Il fournit des explications sur l’évolution du passé et des appréciations sur l’évolution future ».

Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale (DATAR)

Une commune à l’interface entre ville et campagne

 

Pechabou est implantée sur un territoire au relief changeant. La commune est « à cheval » entre la plaine de l’Hers marquée par la présence de terres agricoles, du canal du Midi, et d’infrastructures de transport majeures, et le coteau sud qui offrent des paysages de campagne très vallonnés. Au sein de ces vallons, des haies et de petits boisements structurent le paysage.
Le cœur historique de la commune est implanté en point haut du coteau. Il est encore aujourd’hui très visible en raison du patrimoine bâti qui le compose, tandis que les développements plus récents ont contribué à l’aménagement de nouveaux quartiers en périphérie du village et notamment sur la plaine, à l’est de la RD 813 qui fracture l’espace urbain.

 

Des continuités écologiques à préserver

 

La trame verte et bleue est un réseau de continuités environnementales dont l’objectif est de permettre aux espèces animales et végétales de se déplacer pour assurer leur cycle de vie et favoriser leur capacité d’adaptation.

Sur le territoire communal, plusieurs continuités apparaissent :

  • le canal du Midi et ses abords, parcourant le nord de la commune ;
  • les boisements et les haies insérés entre les collines et les parcelles agricoles ;
  • les cours d’eau abritant la biodiversité aquatique.

Le territoire ne présente pas d’espèce à fort enjeu de préservation. Cependant, la biodiversité du quotidien doit être préservée afin de garantir une bonne qualité environnementale.

 

Des sensibilités environnementales à intégrer

 

La superposition des protections patrimoniales, des enjeux écologiques, des risques, des nuisances, de la trame verte et bleue, met en exergue les phénomènes suivants sur Pechabou :

  • une topographie contrastée entre les collines au sud, le village, et la plaine ;
  • la présence de risques d’inondation ;
  • l’identification de sites remarquables et de zones naturelles d’intérêt écologique sur la partie nord, comprenant le canal du Midi et ses abords ;
  • un réseau de boisements et de haies ;
  • les nuisances induites par la proximité entre habitat et axes de communication.

 

Une commune au fort développement

 

La qualité du développement urbain, la préservation du cadre de vie et des ressources territoriales (espaces agricoles, patrimoine naturel et bâti, paysages…) sont des enjeux majeurs, dans un contexte de fort développement de l’aire métropolitaine toulousaine, dont fait partie la commune.

 

Un espace fracturé par la RD813

 

L’espace urbain de la commune s’organise de chaque côté de la RD 813. Cet axe majeur qui dessert le territoire contribue également à couper en deux les tissus bâtis :

  • la partie ouest comprenant les quartiers les plus anciens de la commune et les premiers développements pavillonnaires (lotissements) ;
  • la partie est plus récente, qui a vu ces dernières années de nouveaux quartiers importants se développer.

Une réflexion sur la traversée de ville semble nécessaire afin de recréer du lien entre le bas et le haut du village. Les espaces agricoles et naturels viennent quant à eux buter sur des fronts bâtis plus ou moins structurés selon les secteurs.

 

Une population qui évolue

 

Les évolutions sociodémographiques du territoire doivent être prises en compte afin de répondre au mieux, à l’avenir, aux besoins des habitants.

Les tendances à retenir

… des jeunes plus nombreux, un vieillissement observé en parallèle, augmentation du nombre de seniors, progression de la part des personnes seules, des familles majoritaires, des ménages de plus petite taille, une population diplômée et active, revenus et niveau de vie élevés, séniors en augmentation…

 

Des activités économiques peu développées

 

Peu d’entreprises sont implantées dans la commune d’où le faible nombre d’emplois disponibles sur le territoire, largement compensé par les fortes zones économiques réparties en périphérie. Quelques activités sont présentes sur la zone artisanale du chemin de l’écluse de Vic.
Malgré son caractère résidentiel, la commune dispose encore de nombreux espaces agricoles qui couvrent plus de 46 % du territoire, cultivés par 13 exploitations. Les productions sont majoritairement tournées vers la culture de céréales et d’oléoprotéagineux.

 

Un usage prépondérant de la voiture au quotidien

 

Plusieurs axes routiers structurants traversent le village. Ils captent des flux de transit importants, notamment sur la RD 813 qui fracture l’espace urbain. Même si une desserte en transport en commun existe, elle apparaît insuffisante. L’usage de la voiture individuelle reste prépondérant pour assurer les déplacements domicile-travail. Pechabou dispose d’un réseau de cheminements doux développés, facilitant les déplacements entre quartiers. Des itinéraires de randonnées traversent également le territoire, des collines au sud jusqu’au canal du Midi.
De nouveaux cheminements pourront être à l’avenir intégrés au développement du village pour faciliter les déplacements piétons et cyclistes, notamment entre le haut et le bas.

 

Concertation publique, janvier 2021

Atelier participatif. Synthèse des échanges

 

Du diagnostic au projet : poursuite de la concertation publique

 

Le travail en cours, mené dans le cadre de la révision générale du PLU de la commune se poursuit. Afin d’engager les réflexions visant à définir le projet d’aménagement de la commune pour les 10 prochaines années, la municipalité, dans le cadre de la concertation publique, a souhaité convier les habitants à un atelier participatif. Il avait pour objectif d’affiner le diagnostic territorial présenté lors de la réunion publique du 16 octobre 2020, et de réfléchir avec les habitants aux axes de projet du futur PLU.

Cet atelier s’est déroulé le lundi 11 janvier 2021, à la salle de la Musardière, de 17 h 30 à 20 h. Il a rassemblé une trentaine de participants, habitants et élus, qui ont pu débattre et échanger autour de trois tables rondes thématiques :

  • Environnement et cadre de vie
  • Vie locale et quotidien
  • Développement urbain et habitat

Cette synthèse vise à restituer les échanges et les idées qui ont émergé lors de ce temps de travail collectif.

 

Table ronde no 1 : environnement et cadre de vie

 

Milieux naturels et espaces de nature
Les participants ont identifié plusieurs espaces naturels qui leur semblaient important de préserver dans le cadre du futur PLU :

Les espaces boisés situés sur les secteurs :

  • Savignol / les Cousquilles au sud-ouest de la commune ;
  • entre le chemin du Charme, de la Source et de la Castagnère ;
  • à proximité du chemin Legoux (Bois d’Amélie) ;
  • entre la RD 813 et le coteau ;
  • à proximité du chemin de la Chanson sur la partie sud du territoire.

Les espaces situés aux abords du canal du Midi
Ces espaces peuvent être menacés par les effets du développement urbain sur les espaces agricoles et naturels. L’aménagement de l’opération située au bout des allées de la Picadère est cité comme exemple à éviter à l’avenir. Pour limiter l’impact du développement urbain sur ces différents espaces, certains souhaitent qu’une forte limitation de la dynamique de construction soit privilégiée. D’autres sont plus nuancés et souhaitent que l’urbanisation soit limitée aux espaces urbains existants.
Concernant la biodiversité, les participants témoignent de la présence d’une faune assez riche (gibier) à proximité des espaces boisés cités précédemment et du canal du Midi : rapaces, lapins, civettes, hérissons, écureuils, furets, blaireaux, sangliers, chevreuils…
Les continuités naturelles se localisent principalement sur les boisements à flanc de coteaux, les vallons boisés et les abords du canal du Midi. Il est indiqué que ces continuités qui traversent le territoire communal sont souvent impactées par la traversée de la RD 813 qui agit comme un obstacle aux corridors, excepté en limite avec Pompertuzat, où les zones agricoles situées de part et d’autre permettent encore le déplacement des espèces.

Paysages et cônes de vue :
Les participants ont souligné le fait que les principales transformations paysagères sont dues, sur la commune, à l’urbanisation. Les zones loties qui se sont développées ces dernières années sur des zones anciennement agricoles modifient le visage de la commune.

Lors de l’atelier, 4 secteurs ont été identifiés comme remarquables et à préserver vis-à-vis des perspectives paysagères qu’ils offrent :

  • vue sur la plaine et le canal à partir du Chemin de la Chanson, chemin Caillau et chemin de la Castagnère ;
  • vue remarquable au bout de la rue Tabarly depuis le lotissement du Belvédère.

L’implantation d’infrastructures de hauteurs importantes, telles que des antennes relais, apparait pour les participants comme un élément menaçant les paysages. Pour valoriser les éléments du paysage, les participants proposent d’identifier ceux qui apparaissent remarquables, de renforcer leur signalétique, et de s’appuyer sur les chemins de promenade pour les mettre en valeur. Les arbres remarquables et anciens sont cités en exemple comme éléments du patrimoine et du paysage à préserver et à identifier dans le cadre du PLU. Certains souhaitent également que la commune adhère à la charte de l’arbre mise en place à l’échelle du Sicoval.

Activités agricoles
La commune de Pechabou présente encore de vastes surfaces agricoles couvrant près de la moitié de son territoire. Les participants souhaitent que ces espaces soient préservés et que l’activité agricole soit maintenue. Pour y parvenir, ils proposent de limiter au maximum l’urbanisation sur ces espaces en évitant que la zone urbaine ne s’étende aux dépens des zones agricoles. Il est indiqué que plusieurs agriculteurs avaient entrepris une conversion en agriculture biologique. Ces pratiques sont à encourager. Certains notent que des cultures présentes sur la commune sont très gourmandes en eau. Dans la mesure du possible, il conviendrait d’adapter les cultures aux évolutions climatiques et aux ressources disponibles sur le territoire.

Patrimoine remarquable
Certains éléments du patrimoine témoignent de l’histoire de la commune. Les participants ont notamment identifié les éléments suivants :

  • le centre du village historique ;
  • la source présente à l’est du village ;
  • le domaine de la Portalière et son patrimoine bâti ancien, sur le secteur de la plaine ;
  • la maison de maître présente chemin d’Al Rival ;
  • la ferme du Lader située à proximité de la route de Rebigue ;
  • la maison de maître située à l’extrémité du chemin Legoux.

Il est souhaité que l’identification du patrimoine soit approfondie dans le cadre du travail engagé sur le PLU. Les chemins ruraux sont également identifiés comme des éléments du patrimoine ancien. Ils pourraient davantage être valorisés et fléchés. Le canal du Midi est également considéré comme un élément patrimonial majeur de la commune. Les participants regrettent l’absence de signalétique permettant d’indiquer le village de Pechabou, alors que les abords du canal sont empruntés chaque année par de nombreux promeneurs et touristes.

Canal du Midi
Les participants soulignent l’atout pour la commune que représente la présence du canal du Midi. Il est considéré comme un lieu de balade et de promenade très apprécié par de nombreux pechabboliens. Cependant, nombreux sont ceux qui regrettent que l’accès à la rive droite ne soit pas possible depuis l’espace urbain, par la commune de Pechabou. Seul un détour par les communes limitrophes (Castanet-Tolosan et Pompertuzat) permet cet accès. Des pistes de réflexion et de projets sont évoquées, notamment la réalisation d’une passerelle pour franchir le canal ou un passage sous l’ouvrage au niveau du ruisseau Maury.
À nouveau, la question de la signalétique vers le village est évoquée. Les bateaux et les randonneurs étrangers ne savent pas qu’ils traversent la commune. Aucune signalétique, aucun fléchage n’indique la présence du village depuis le canal et inversement, il y a peu de signalétique indiquant le canal depuis le centre du village.
Une proposition de valorisation et d’aménagement de la rive gauche du canal est évoquée, afin de renforcer notamment les liens entre les quartiers de la plaine et le canal du Midi.

 

À retenir

Les espaces naturels et agricoles à préserver
Les corridors de biodiversité et la faune associée
L’identification du patrimoine naturel et historique
L’impact du développement urbain sur les paysages
La valorisation des points de vue remarquables et des perspectives paysagères
La signalétique entre le village et le canal
Le franchissement et l’accès à la rive droite du canal du Midi
La valorisation des berges du canal, sur sa rive gauche

 

Table ronde no 2 : vie locale et quotidien

 

Services et commerces
L’offre de commerces de proximité est jugée très faible, ne comprenant qu’une boulangerie et une pharmacie. Nombreux retours sur l’absence d’une véritable boulangerie artisanale. En revanche, si on y inclut les services, l’offre est globalement jugée acceptable. Sont cités par les participants : médecin, infirmière, kinésithérapeute, dentiste, artisan menuisier. Parmi les activités commerciales qui pourraient être complétées, sont proposés une boucherie et un « lieu de dépôt et de vente » pour des producteurs locaux en circuits courts.

Autre idée, l’implantation d’un « magasin général », d’un commerce multiservice : tabac, poste, pain, épicerie, café, sur le modèle des « comptoirs de campagne » qui se mettent actuellement en place dans certains bourgs ruraux.
Afin de recréer une vie de village, est proposée l’idée d’accompagner la création d’un café formant un lieu de vie et d’animation sur la commune. Sur l’emplacement éventuel d’un tel lieu, des divergences entre participants apparaissent : pour certains, le centre historique du village est à privilégier, tandis que pour d’autres, la partie plaine serait préférable, considérée désormais comme le « centre de gravité » démographique du village.

Une demande quasi unanime a été formulée, concernant l’installation d’un maraicher, en bio de préférence, sur les terres agricoles de Pechabou. La renaissance d’un marché est évoquée, mais paraît difficilement viable pour de nombreux participants, notamment du fait des nombreux marchés présents aux alentours (exemple à Castanet-Tolosan).
Globalement, parmi les atouts de Pechabou pour installer des commerces, sont cités : le trafic en transit sur la 813 qui apporterait une clientèle extérieure à Pechabou (en conséquence, il faudrait que les commerces soient en bordure de la RD 813, avec la mise en place d’espaces de stationnement), les difficultés rencontrées à Castanet pour stationner, qui pourraient favoriser les achats à Pechabou.
Si de nouveaux commerces venaient à s’implanter sur la commune, ils pourraient bénéficier de l’apport de population lié au développement sur Castanet, de « l’écoquartier », situé en limite du chemin des Chalets, et donc plus proche de Pechabou que du centre de Castanet.

Les participants évoquent à plusieurs reprises les difficultés d’accessibilité liées au relief, notamment entre la plaine et le village historique, et la côte sur l’avenue d’Occitanie. C’est une difficulté pour faire ses courses sur place, à pied ou en vélo. Et si l’on est en voiture, l’intérêt est limité au vu de la proximité de Castanet et de Pompertuzat.
Autre aspect, au vu de la richesse de l’offre commerciale présente à proximité (grandes surfaces à Castanet et Pompertuzat, nombreux commerces et services à Castanet), il faudrait que celle développée sur la commune soit complémentaire et non en concurrence pour garantir la viabilité économique de ces activités.

Concernant les services à la personne, le centre médical actuel est considéré comme trop exigu (locaux et stationnement). Son agrandissement est souhaité de même que l’amélioration de ses capacités de stationnement et de ses accès. Une réflexion partagée sur ces sujets avec les autres communes voisines, notamment Pompertuzat, est évoquée comme une bonne idée. Si des installations nouvelles de commerces ou de services venaient à voir le jour, il apparait nécessaire d’assurer une bonne communication et de faire de la pédagogie pour inciter les Pechabboliens à faire vivre ses nouvelles structures.

Est évoquée l’idée de création d’un lieu pour accueillir les seniors dont la forme n’a pas clairement été définie : résidence avec services ? Appartements en résidence avec proximité de commerces et services médicaux ? Aujourd’hui, ce type de structure n’existe pas, ce qui oblige certains habitants à quitter la commune. Au vu du développement inéluctable du e-commerce, certains expriment l’idée de mettre en place des caissons automatiques de livraison, qui pourraient bénéficier aux producteurs locaux. Une demande d’installation d’une nouvelle boite aux lettres au sein des nouveaux lotissements de la plaine est également souhaitée.

Mobilités et déplacements
En ce qui concerne les déplacements, la situation est jugée très dégradée. L’axe transversal avenue d’Occitanie, Chemin de l’Écluse de Vic coupe la RD 813 qui concentre un flux de transit important. Les déplacements piétons et vélos sont de fait rendus difficiles, notamment pour traverser la RD 813. Pour favoriser les mobilités douces, pour les déplacements dans le village, et notamment à vélo, il est proposé de restaurer, de réaménager le chemin du Charme pour qu’il soit praticable en vélo, car sa topographie n’est pas plus marquée que l’avenue d’Occitanie.

Il est souhaité que puisse être poursuivie la continuité des cheminements doux, piétons-cyclistes, jusqu’à la zone commerciale de Pompertuzat. Est également proposé, l’aménagement d’une passerelle piétons-cyclistes au-dessus du canal du Midi dans l’axe du chemin du canal et du chemin Legoux, pour permettre d’accéder à l’autre rive. Certains suggèrent d’aménager pour les piétons et les cyclistes, le sentier situé sur la rive gauche du canal, pour le rendre praticable toute l’année. L’idée d’un prolongement de la piste cyclable entre le chemin de l’Écluse de Vic et salle du lac sur Castanet, est évoquée. Par ailleurs, la nouvelle piste cyclable entre l’avenue d’Occitanie et le nouveau lotissement s’arrête brutalement par une descente de trottoir. Cet aménagement est qualifié de très dangereux.

En ce qui concerne les transports en commun, un prolongement des lignes L6 et 81 après la Maladie vers Pompertuzat sur la RD 813 est souhaité, avec deux arrêts : un au croisement de l’avenue d’Occitanie et un au nouveau lotissement. Il faudrait également prévoir une liaison directe vers Labège (nouveau métro) et vers Escalquens (Gare ou nouveau collège) pour renforcer les lignes transversales au sein du Sicoval. En ce qui concerne les déplacements automobiles, sont également évoqués, une circulation compliquée aux abords de l’école aux heures de dépose des enfants (avec l’idée de repenser les sens de circulation, avec par exemple la mise en place d’un sens unique), et la problématique du parking saturé aux alentours de 9 h du matin.

Pour le problème de la traversée de la RD 813, il est demandé de façon unanime qu’un nouvel aménagement soit créé entre la départementale, le chemin de l’Écluse de Vic et l’avenue d’Occitanie. La mise en place d’un giratoire est évoquée. Est signalée également l’absence de visibilité des automobilistes descendant de l’avenue d’Occitanie lorsqu’un autocar est à son arrêt sur la RD 813 juste avant le croisement. Il n’a pas été formulé lors de l’atelier de demande particulière concernant le covoiturage.

Activités économiques
Sont spontanément cités, comme activités économiques présentes sur la commune : un menuisier, un paysagiste, un pisciniste, un charpentier et un centre équestre. Il est évoqué lors de l’atelier, l’idée d’aménager un espace de coworking. Parmi les conflits d’usage rencontrés sur la commune vis-à-vis de l’activité économique, certains ont été identifiés entre résidents et agriculteurs.

Parmi les nuisances évoquées pour les pechabboliens, elles concernent surtout des activités situées en dehors de la commune : la circulation aérienne surtout pour le haut du village, la circulation autoroutière surtout pour le bas du village, sur la plaine, qui nécessiterait l’installation de murs antibruit, tout comme l’usine Coca-cola, qui fait du bruit nuit et jour. Quelques inquiétudes sont exprimées quant aux procédures à suivre en cas d’incidents liés au site Gache Chimie d’Escalquens, classé Seveso 2.

Équipements publics
En ce qui concerne les espaces publics, la dangerosité du parc du Merlet est évoquée : sa proximité avec la RD 813 entraîne des chutes de ballons que des enfants sont tentés d’aller chercher sur la grande route. Globalement, l’offre est jugée très insuffisante concernant les équipements sportifs, mais satisfaisante pour la culture (maison des associations, salle Occitane, salle de la Musardière).

Concernant les équipements sportifs, plusieurs attentes ont été formulées : un gymnase, un terrain de tennis, des terrains de sports collectifs, notamment dans le prolongement du city stade actuellement présent à côté du lotissement des allées du canal. Il est signalé qu’un terrain de rugby existe déjà, mais qu’il n’est pas utilisé. Certains évoquent l’idée de renforcer la coopération entre communes, avec la mise en commun de certains équipements (Pompertuzat, Corronsac, Castanet…). Certains regrettent l’absence d’une grande salle des fêtes (gymnase utilisable en tant que salle des fêtes évoqué) en plus de la salle de la Musardière et de la salle des Glaces.

La distance entre les équipements présents sur la plaine et le haut du village est soulignée. Celle-ci rend complexe l’utilisation par les scolaires de ces équipements. Est souligné le difficile choix de l’emplacement des équipements de sport en plein air : trop loin des habitations, peu utilisés, trop près, bruyants pour les riverains.

 

À retenir

Faible offre de services et de commerces sur la commune
Présence de quelques entreprises et activités économiques
Les difficultés associées aux déplacements, en lien avec la RD 813 et la topographie du territoire, ou spécifiques sur certains secteurs : école, quartiers…
La continuité des cheminements piétons
Le renforcement des transports en commun desservant le territoire
L’offre en équipements sportifs et de loisirs jugée très insuffisante

 

Table ronde no 3 : développement urbain et habitat

Développement communal
Le développement de la commune au cours des 20 dernières années apparait comme dynamique. Pour les participants, c’est la proximité à Toulouse qui explique cette dynamique, mais également l’image de village que conserve encore la commune malgré son développement. Certains estiment que le développement a toutefois manqué de vision d’ensemble et de planification. Ce ressenti est renforcé par le développement de plusieurs lotissements qui « ont été réalisés là où il y avait encore des disponibilités foncières », mais sans stratégie d’ensemble.

Croissance démographique
Les participants souhaitent qu’il y ait une véritable stratégie de développement qui soit engagée pour les années à venir. Certains se posent la question de savoir si la commune a réellement besoin de se développer encore davantage. La question de l’équilibre entre accueil de nouveaux habitants et maintien des infrastructures a été discutée. De même que la perspective démographique à adopter pour le développement futur. « Faut-il dépasser les 3 000 habitants ? »

Une accélération du développement a été observée ces dernières années avec un nombre important de nouveaux logements réalisés. Les participants sont partagés sur ces sujets. Plusieurs estiment que la demande actuelle s’explique en partie par l’attractivité de Toulouse et par la qualité du cadre de vie sur le Sicoval, et qu’il faut que la commune puisse participer à l’accueil démographique et répondre à cette demande. Mais se pose la question de l’intensité de cette croissance urbaine. Plusieurs participants s’interrogent quant au développement important actuellement en entrée de ville de Castanet et l’évolution des abords de la RD 813, la politique de densification à l’œuvre, et à l’avenir, les effets possibles sur Pechabou. Un développement important génère de nombreux enjeux : question du stationnement, de l’augmentation des flux routiers (chemin de l’Écluse de Vic, chemin du Raisin).

Habitat et logements
Concernant l’habitat, la question de l’habitat senior a été soulevée à plusieurs reprises. La commune ne dispose pas d’habitats ou de solutions adaptées pour les seniors, alors que la population, pour une partie, connait un vieillissement qui tend à s’accélérer. L’aménagement d’une résidence pour seniors, ou d’un EHPAD a été proposé, même si ces deux types de structures ne répondent pas tout à fait aux mêmes besoins. Certains ont alerté sur le fait qu’une telle offre d’habitat doit être accompagnée par le développement de nouveaux commerces et services.

La question du logement étudiant est également abordée, mais beaucoup estiment que la position géographique de la commune, l’éloignement des grands centres d’études et le manque de desserte en transports en commun n’est pas favorable à son développement. Concernant la typologie des logements, l’habitat collectif est plutôt bien accepté sous réserve de ne pas excéder 2 ou 3 niveaux. Certains estiment que l’intégration au sein des sites, de nouveaux quartiers est plus importante que la hauteur des bâtiments, et qu’il convient de privilégier des typologies variées.

Aménagement des nouveaux quartiers
Plusieurs pistes de réflexion ont été avancées pour encadrer le développement urbain :

  • renforcer les jonctions entre les quartiers ;
  • développer la commune au regard de la capacité des services dont elle dispose (équipements publics, commerces, transports…) ;
  • préserver les espaces verts ;
  • limiter les constructions à quelques niveaux (R+2 / R+3) ou assurer une bonne intégration dans le paysage actuel ;
  • équilibrer l’offre en équipement entre les différents secteurs urbains, les différents quartiers ;
  • sécuriser le passage de la plaine au coteau ;
  • anticiper les évolutions urbaines à venir sur Castanet qui pourraient à terme impacter Pechabou ;
  • clarifier la stratégie de développement et de planification et les critères guidant le projet.

Concernant l’organisation de la commune, le village semble pour certains divisé en plusieurs parties qui ne s’articulent pas toujours entre elles : la plaine, le village historique, les différents quartiers résidentiels… Le manque de liens entre quartier est exprimé, tout comme la problématique de certains secteurs qui sont exclusivement résidentiels et qui par conséquent n’offrent pas de point d’intérêt particulier lorsque l’on n’y habite pas. Des habitants expriment l’idée d’organiser certaines animations de la commune à d’autres endroits que ceux privilégiés habituellement (fêtes, manifestations…).

 

À retenir

Une dynamique urbaine soutenue sur la commune
Une perspective de développement à interroger
Une stratégie en matière de développement urbain à préciser
Un besoin concernant l’offre d’habitat à destination des seniors
La diversification de l’offre de logement et l’intégration des constructions
La volonté de diversifier les fonctions dans les quartiers et d’éviter le tout résidentiel

 

Synthèse de l’atelier : à vos idées !

Pour conclure l’atelier, chaque participant était invité à inscrire sur un post-it une idée, une orientation, une remarque, en lien avec les débats qui ont animé chaque table ronde, qui lui paraissait être particulièrement importante, et qui devrait selon lui être prise en compte dans le cadre de la construction du projet d’aménagement de la commune.

Les éléments reportés ci-après reprennent fidèlement les idées et remarques formulées par les participants :

« Limiter les constructions, et les concentrer dans les dents creuses »
« Limiter les hauteurs à R+2 »
« Un tableau récapitulatif de tous les métiers présents à Pechabou »
« Donner des nouvelles sur les procédés écologiques mis en place sur la commune pour le bien être des habitants (par exemple dissuader les agriculteurs d’utiliser des pesticides) et sur l’impact des antennes 4 ou 5 G »
« Remettre les sources en état »
« Mettre des bancs pour les anciens et les marcheurs »
« Préserver les espaces verts et limiter les nouvelles constructions (en particulier les immeubles) »
« Maintenir un équilibre entre zone naturelle et zone urbaine »
« Améliorer la communication et les circulations entre les quartiers »
« Favoriser la communication entre les quartiers »
« Urbanisation et nombre d’habitants pour 2030 : quels critères formels utilisés pour prendre la décision du nombre de futurs habitants à l’avenir ? »
« Dynamiser le village : café, activités sportives (gymnase) »
« Éviter d’être une cité dortoir »
« Quel aménagement pour le chemin Legoux ? »
« Volonté de plus de réunions de concertation pour partager davantage d’idées »
« Importance de la connaissance de la nature à valoriser »
« Axer le développement sur les services aux jeunes : salle de sport, lieux de rencontre… »
« Développer et conserver les services de proximité : boulangerie, pharmacie, boucherie, services médicaux »
« Préserver le cadre de vie »
« Préserver les zones naturelles »
« Maintenir l’équilibre populationnel (proportion jeunes actifs, retraités) »
« Favoriser les échanges entre les habitants »
« Aider un maraicher à s’installer sur la commune »
« Création de nouveaux commerces et services de proximité pouvant accueillir des producteurs locaux »
« Pas d’artificialisation du sol ! Réorganiser les habitats actuels pour prendre en compte les besoins ».
« Renforcer les liaisons par bus pour accéder au métro »
« Une urbanisation maîtrisée préservant la qualité de vie »
« Prévoir des chemins piétons et cyclables, des transports en commun renforcés sur la 813, des petits commerces avec parking »
« Nécessité de clarifier et anticiper le développement de Castanet le long de la RD 813. C’est le seul grand changement pour Pechabou pour les 20 ans qui viennent. C’est aussi une chance de corriger le manque de transports, d’équipements et de développement durable. »
« Faciliter la circulation entre l’avenue d’Occitanie et le chemin de l’Écluse de Vic par la mise en place d’une déviation ou d’un rond-point. »
« Pas d’ouverture supplémentaire de terrain à l’urbanisation hormis le traitement de zones enclavées et la zone du terrain de rugby. »
« Penser aux piétons et cyclistes qui se déplacent de Pompertuzat à Castanet et au-delà. Il y va de leur sécurité. »
« Créer une liaison entre le lotissement du canal et Intermarché. »
« Prioriser les accès piétons et cyclistes. »

 

Le PADD : projet d’aménagement et de développement durable

 

Présentation à venir

 

Les pièces réglementaires : plan de zonage, règlement, OAP

 

Présentation à veni

Retrouvez ici tous les supports de communication et les documents définitifs relatifs à la révision du PLU. Ces documents seront mis en ligne au fur et à mesure de leur approbation par les organismes d’État et leur passage en conseil municipal.

 

Les panneaux de concertation : un condensé du diagnostic de territoire

 

Ces supports sont visibles en mairie.

 

Présentation lors de la réunion publique du 16/10/20

 

Cliquez pour télécharger le document.

 

PADD (projets d’aménagement et de développement durable)

 

Téléchargez le dossier de concertation

Une démarche concertée jusqu’à l’arrêt du projet de PLU

Une phase de concertation active est engagée afin de présenter ces premiers éléments aux habitants et échanger sur les orientations à donner au projet communal.

Elle se concrétisera par l’organisation d’une réunion publique* en octobre accompagnée de la mise à disposition d’une exposition présentant la démarche de révision et le contenu des études en cours. Ce premier temps d’échanges sera suivi de l’organisation d’ateliers participatifs, au cours de l’automne, afin de travailler ensemble sur le devenir de la commune et son développement.

Ce temps de travail participatif préfigurera l’élaboration en fin d’année du projet d’aménagement et de développement durables (PADD), véritable clef de voûte du PLU, qui définira les orientations d’aménagement et de développement retenues par la commune pour les années à venir. Il permettra de répondre aux besoins et enjeux du territoire à l’horizon 2032.

  • En formulant vos observations dans le registre de concertation mis à votre disposition en mairie
  • En participant aux réunions publiques prévues en amont du projet, puis après l’élaboration du PADD
  • En adressant un courrier à la mairie
  • Par voir numérique en envoyant un courriel

 

SCoT : schéma de cohérence territoriale

 

Le schéma de cohérence territoriale (SCoT) est un document de planification territoriale intercommunal, qui permet de définir les grandes orientations d’aménagement à un horizon moyen d’environ 20 ans. La stratégie de développement déclinée sert de cadre de référence aux différentes politiques d’aménagement du territoire : organisation de l’espace, urbanisme, habitat, environnement, agriculture, mobilité, économie…
Pechabou est concerné par le SCoT de la grande agglomération toulousaine, approuvé en 2012, révisé en 2017, et actuellement à nouveau en cours de révision. Le périmètre du SCoT englobe 5 intercommunalités, à savoir Toulouse Métropole, la communauté d’agglomération du Sicoval, la communauté d’agglomération du Muretain, la communauté de communes de la Save au Touch, et la communauté de communes des coteaux Bellevue. Les orientations du SCoT doivent être intégrées aux réflexions menées dans le cadre de la révision du PLU communal. Le PLU devra être compatible avec les orientations fixées par le SCoT.

 

PLU : plan local d’urbanisme

 

Le plan local d’urbanisme (PLU) est un document de planification urbaine qui a pour objectif d’encadrer le développement et l’aménagement du territoire communal. Il définit un projet d’aménagement accompagné de règles, qui viendront encadrer
l’utilisation et l’occupation du sol, le développement urbain, l’organisation des déplacements, la réalisation d’équipements publics, la préservation de l’environnement, des paysages, du patrimoine et des espaces agricoles, afin de tendre vers un développement durable de la commune. Il sert à instruire les demandes l’autorisation d’urbanisme (permis de construire, permis d’aménager…).

 

PADD : projet d’aménagement et de développement durables

 

Le projet d’aménagement et de développement durables (PADD) est une des pièces maitresses du PLU. Ce document précise les grandes orientations en matière d’urbanisme et d’aménagement qui définissent le projet de développement de la commune. Il doit répondre aux grands enjeux s’imposant aujourd’hui aux territoires, notamment en matière de préservation des ressources environnementales, de modération de la consommation d’espaces agricoles et naturels et de limitation de l’étalement urbain. C’est à partir de ses orientations que sont déclinées les règles d’urbanisme qui serviront à encadrer les projets de construction et d’aménagement à venir sur le territoire.

 

OAP : orientations d’aménagement et de programmation

 

Les orientations d’aménagement et de programmation (OAP) forment une des pièces du PLU. En cohérence avec le PADD, elles définissent, par quartier ou secteur, les conditions d’aménagement garantissant la prise en compte des qualités architecturales, urbaines et paysagères des espaces concernés.
Elles peuvent faire l’objet de schémas ou de dispositions écrites. Les permis de construire et les permis d’aménager, concernés par des OAP, devront être compatibles avec ces dernières.

 

TVB : trame verte et bleue

 

La trame verte et bleue vise à enrayer la perte de biodiversité, en préservant et en restaurant des réseaux de milieux naturels qui permettent aux espèces de circuler et d’interagir. Ces réseaux d’échanges, appelés continuités écologiques, sont constitués de réservoirs de biodiversité reliés les uns aux autres par des corridors écologiques.
La trame verte et bleue inclut une composante verte qui fait référence aux milieux naturels et semi-naturels terrestres et une composante bleue qui fait référence aux réseaux aquatiques et humides (fleuves, rivières, canaux, étangs, milieux humides…). Ces deux composantes se superposent dans des zones d’interface (milieux humides et végétation de bords de cours d’eau notamment) et forment un ensemble destiné à assurer le bon état écologique du territoire. La préservation et la remise en bon état des continuités écologiques impliquent que l’on agisse partout où cela est possible : en milieu rural, à l’échelle des cours d’eau et dans les zones urbaines. La trame verte et bleue lutte contre la fragmentation des milieux naturels et participe à la préservation de la biodiversité. En savoir plus ici

 

Continuités écologiques

 

Les continuités écologiques, constituant la trame verte et bleue, comprennent des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques : forêts, bois, haies, alignements, ripisylves, bosquets, prairies, espaces agricoles, réseau hydrographique, zones humides et autres habitats associés, ainsi que les espaces verts urbains.

 

Réservoir de biodiversité

 

Les réservoirs de biodiversité sont des espaces dans lesquels la biodiversité, rare ou commune, menacée ou non menacée, est la plus riche ou la mieux représentée, où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie (alimentation, reproduction, repos) et où les habitats naturels peuvent assurer leur fonctionnement, en ayant notamment une taille suffisante. Ce sont des espaces pouvant abriter des noyaux de populations d’espèces à partir desquels les individus se dispersent, ou susceptibles de permettre l’accueil de nouvelles populations d’espèces.

 

Consommation d’espace

 

Quantification des espaces naturels, agricoles et forestiers qui ont été artificialisés sur une période donnée.

 

Artificialisation des sols

 

Processus à l’issue duquel un espace est retiré de son état naturel, forestier ou agricole. Il résulte principalement de l’accroissement du phénomène d’étalement urbain et de la création d’infrastructures de communication.

 

Intensification et extension urbaine

 

L’intensification urbaine est un processus par lequel la ville se développe à l’intérieur de ses limites. L’urbanisation se développe au sein des espaces d’ores et déjà urbanisés. L’ensemble des territoires bâtis peuvent, par principe, être des lieux d’accueil, de nouvelles constructions et de nouveaux aménagements, par densification ou renouvellement.
Contrairement à l’intensification, l’extension urbaine est un processus qui contribue au développement de la ville au-delà des limites du tissu urbain existant. Ses effets ont pour conséquence de créer de nouveaux espaces bâtis, prenant bien souvent place sur des espaces agricoles ou naturels.

Vous souhaitez poser vos questions au sujet de la révision du PLU ?

Nous avons mis à votre disposition plusieurs moyens pour vous exprimer ou poser vos questions. Tous les messages et les appels que nous recevrons seront étudiés avec le plus grand soin.

 

  • Par courriel : informations@plu-pechabou.fr
  • Par courrier : Révision PLU – Service urbanisme – Mairie de Pechabou 6 rue du fort, 31320 Pechabou
  • Par téléphone : 05 61 81 76 33