Pour débuter cette nouvelle série sur les oiseaux de Pechabou et du Lauragais, je vous propose de découvrir un oiseau que vous avez surement vu dans vos jardins ce printemps et cet été. J’ai nommé la huppe fasciée. À l’heure où j’écris ces quelques lignes, la majorité de ces oiseaux migrateurs ont rejoint leurs lieux d’hivernage à l’instar de la huppe, dont le nom latin est : upupa épops.
Upupa est une onomatopée latine qui rappelle le chant de l’oiseau : oup oup oup !
Autre nom prêté à cette belle demoiselle par nos anciens dans les campagnes est : la huppe « pu put » faisant référence à l’odeur nauséabonde que l’oiseau ou les petits sécrètent dans leurs fientes pour éloigner les prédateurs, en cas de danger !
Cet oiseau magnifiquement coloré d’orangé noir et blanc, au long bec recourbé vers le bas pour saisir la nourriture dans nos jardins, est facilement reconnaissable.
Son vol ondulé peint de noir et blanc enchante le regard et son chant d’amour oup oup oup, perçu dès le printemps, nous assure l’arrivée des beaux jours. Elles raffolent des chenilles processionnaires contre lesquelles elles ont développé une technique pour éviter les effets urticants des chenilles. Elles tapent violemment de leur long bec les chenilles contre une pierre ou un tronc jusqu’à ce que les poils toxiques soient tous tombés. Technique d’ailleurs utilisée par la mésange charbonnière et le coucou gris. Avoir une huppe dans son jardin est le signe que la terre est en bonne santé. Elles ne construisent pas de nids, mais utilisent volontiers les anciens trous de pics, des arbres creux et parfois des nichoirs artificiels.
Ces oiseaux sont menacés par les sols traités de pesticides et l’agriculture intensive.
Dans de nombreuses traditions, elles symbolisent le renouveau et la sagesse.


Textes et photos, de Jacques Delpech.
Contact : delpech.jacques31@orange.fr.


